novembre 30, 2008...10:42

Travailler pour vivre, ne pas vivre pour travailler !

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Après deux années de service, je suis finalement démissionnaire du groupe HS.

Le bilan de ces deux dernières années, est dans l’ensemble assez positif à l’exception d’un terrible constat ! Sortie en 2006 de L’Université de Savoie, avec Master LEA en poche, j’ai démarré comme apprentie- stagiaire dans cette entreprise. J’ai d’abord beaucoup apprécié la toute petite équipe déjà en place : des patrons sympas à l’écoute et conscients qu’ils doivent tout vous apprendre. Et sans oublier, mon super LeGizz, le super web master, un ami et confident… Ma volonté de travailler dur (faire des heures sans jamais regarder ma montre), mon sens de l’organisation et ma capacité à apprendre et m’adapter à toutes les situations à très vite séduit. J’en décroche mon CDI en tant qu’assistante import – export.

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Un Job qui me colle à la peau, à un tel point qu’il en devient mon seul et unique univers.

Je ne vis plus, je ne fais que travailler, toute ma vie se résume à mon travail.

Mais, je m’en fiche puisque je le faisais avant tout pour moi, ma soif d’apprendre toujours plus, de ce monde dans lequel je m’épanouis complètement. Polyvalente, je touche à tous les postes de cette PME : du commerciale à la logistique en passant parfois par un semblant de compta. Je me révèle complètement dans la partie import et logistique, tout se passe très bien durant un an.

Passé un an, mon super Legizz, mon repère, mon pilier, annonce sa démission. Et là… C’est le premier grand coup de massue ! Tout change, toutes les tendances s’inversent. Je passe trois nuits et trois jours à me retourner et me demander comment je vais pouvoir avancer sans mon grand maître spirituel. Tout change et je change aussi ! L’équipe change, l’ambiance change, mon comportement s’adapte très lentement à tout ça. Et là encore, on se rend compte qu’avoir un caractère fort sert parfois de bonne excuse aux faibles. Et oui ! Quoi de plus facile que de remettre tous les torts sur le dos de celle qui a un fort caractère ? Après tout, si elle a un fort caractère, c’est facile de faire croire à tout le monde qu’elle est à la source de tous les conflits. Je suis certainement responsable de certains changements puisque j’avoue plus haut, que j’ai moi-même changé d’attitude. Mais, voilà il n’en reste pas moins que j’ai parmi mes qualités cette aptitude à me remettre en question. J’en déduits donc que je ne suis pas responsable de tous les bouleversements au sein de l’entreprise.

Je continue donc à avancer comme je le peux mais malheureusement de plus en plus lentement.

Je me vois faire de moins en moins de commercial et de plus en plus de logistique. Ce qui me convient très bien sauf quand le grand désordre reprendre le dessus et que bizarrement tout le monde se remet à faire ce qu’il veut quand il le veut, en se fichant royalement du travail du collègue d’à côté. Mais, je suppose que c’est ce qui se passe dans toutes les PME. Etant tous polyvalents, tout ce beau monde croit justement bien faire en faisant le travail des autres, tout cela sans communiquer et en toucher deux mots à son collègue. N’est-ce pas là ce qu’on appelle un problème de communication en entreprise ?

Il y a un moment où il faut arrêter de CROIRE bien faire et il faut bien faire tout court !

Ma deuxième année connaît donc des pics positifs très haut tout comme des pointes négatives pouvant aller très bas. Ma grande motivation des débuts s’éteint peu à peu et tout ce qui ne me dérangeait pas au début (et que je ne voyais même pas), commence peu à peu à m’éblouir (la ville, les locaux, les chats rrrrrrrr, l’absence d’organisation, de communication, le refus de mettre en place une hiérarchie et de réel management).

Deux ans plus tard, je démissionne mais, avec cette désagréable sensation d’avoir en réalité été « remerciée » ce qui me laisse tout même un goût amer.

Mon terrible constat est donc : qu’on travaille pour vivre et on ne vit pas pour travailler !

Alors, vous me direz certainement que ce constat est plus que positif puisque c’est ce que tout le monde devrait faire. Mais voilà ! J’y vois autre chose cachée derrière ce rocher : mon Univers c’est écroulé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Travailler pour vivre ça veut dire quoi ? Ca veut dire qu’il faut travailler mais, sans trop s’engager et s’investir. En bref je m’engage dans une nouvelle vie où si mon travail ne me plaît pas et bien tant pis ! Tant que je suis bien payée après tout….? !

Je ne suis pas certaine que cette façon de pensée me plaise. Je dirais même qu’il ne me colle pas du tout à la peau… J’ai besoin d’être passionnée par ce que je fais pour me lever le matin et ma grande peur aujourd’hui, est de pas réussir à m’épanouir dans mon futur Job que je démarre en Janvier 2009. Tout en ne reproduisant pas les mêmes erreurs : trop m’investir.

Entre passion, investissement et épanouissement personnel, je suppose que tout est dans le dosage !!!

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